Réalisation Logement collectif RT2012

ZAC des Îlots Verts, 37 logements à Saint-Priest

Typologie
Logement collectif
Programme
37 logements
Localisation
Saint-Priest Rhône
Année
2020

Acteurs de l’opération

Maître d’ouvrage

Urbat

URBAT

Opération ayant fait l’objet d’une communication publique.

Intervenants

Détail communicable sur demande.

Décision de certification

Lorsqu’une démarche de certification est mentionnée, la décision appartient à l’organisme certificateur, jamais à nous.

Résultats

Indicateurs obtenus

Bbio
44,00 pts
Indicateur Bâtiment A (R+5) Bâtiment B (R+3)
Bbio 44,00 ≤ 72,00 points (-38,89 %) 56,40 ≤ 72,00 points (-21,67 %)
Cep 43,60 ≤ 68,10 kWh_ep/m²/an (-35,98 %) 54,30 ≤ 68,00 kWh_ep/m²/an (-20,15 %)
Perméabilité à l'air 1,00 ≤ 1,00 m³/(h·m²) (0 %) 0,70 ≤ 1,00 m³/(h·m²) (-30,00 %)

Le bâtiment A atteint un Cep à -36 % du maximum réglementaire, soit largement le niveau « RT2012 -20 % » couramment exigé par les labels et les collectivités.

Résultats de calcul ou de mesure obtenus sur cette opération, à la date du livrable correspondant. Ils dépendent du programme, du site et des systèmes retenus et ne sont pas transposables tels quels à un autre projet. Lorsqu’une démarche de certification est mentionnée, elle l’est en démarche visée ou en AMO assurée : la décision de certification appartient à l’organisme certificateur.

Ce que nous avons fait

Notre périmètre sur l’opération

Mission de l’avant-projet définitif à la passation des marchés.

  1. APD , Avant-projet définitif
  2. PC , Permis de construire
  3. DCE , Dossier de consultation des entreprises
  4. ACT , Assistance aux contrats de travaux

Étude de faisabilité des approvisionnements en énergie (EFAE) phase PC. Attestation RT2012 phase PC, indices 0 et 1.

Fiche XML RSET phase PC. Étude thermique réglementaire (RETH) phase DCE, indices 0 puis 1. arbitrage différencié entre les deux bâtiments : le bâtiment A, plus haut (R+5) et plus compact, capitalise sur sa compacité pour descendre à -39 % de Bbio, tandis que le bâtiment B (R+3, 12 logements) subit un ratio d'enveloppe sur surface habitable défavorable et plafonne à -22 %; en compensation, l'étanchéité à l'air du bâtiment B a été poussée à 0,70 m³/(h·m²) là où le bâtiment A se contente de la valeur réglementaire de 1,00 : c'est un exemple concret de compensation ciblée plutôt que de surenchère uniforme sur l'ensemble de l'opération; traitement des ponts thermiques à ψ = 0,54 W/(m·K) sur le bâtiment A, avec 10 % de marge; découpage du marché de fluides en trois lots CVC-PB (37-38-39) et deux lots électricité (45, 46b CFO & CFA).

Analyse

Le regard NORMAXIS

Deux bâtiments dans la même ZAC, le même maître d'ouvrage, le même architecte, la même équipe de fluides, et pourtant -39 % de Bbio pour l'un contre -22 % pour l'autre. L'écart n'est pas un défaut de conception, c'est de la géométrie: le bâtiment A est un R+5 de 25 logements, le bâtiment B un R+3 de 12 logements. À programme équivalent, le second a beaucoup plus de surface déperditive par mètre carré habitable : plus de toiture et plus de plancher bas pour moins de logements empilés.

C'est le rappel le plus utile de ce dossier: sur un logement collectif, la compacité pèse davantage que l'épaisseur d'isolant, et un projet est d'abord thermiquement déterminé par sa morphologie. La réponse que nous avons portée est une compensation ciblée plutôt qu'un renforcement uniforme. Sur le bâtiment B, nous avons prescrit une étanchéité à l'air de 0,70 m³/(h·m²), 30 % sous l'exigence, alors que le bâtiment A reste à la valeur réglementaire de 1,00.

Renforcer l'étanchéité d'un petit volume est peu coûteux et très efficace; renforcer celle d'un R+5 avec sa complexité de traversées et de gaines l'est beaucoup moins. À l'arrivée, les deux bâtiments sont conformes et le bâtiment A dépasse même le niveau « RT2012 -20 % » qu'exigent la plupart des labels et de nombreuses collectivités, avec un Cep à -36 %.

Les seuils de référence n'ont rien à voir avec ceux du littoral (Bbio_max à 72 points contre 42 en H3, Cep_max à 68 contre 47): un même bâtiment n'y est pas jugé sur les mêmes critères, et les priorités de conception basculent du confort d'été vers les déperditions hivernales. Enfin, comme sur nos autres opérations de ce type, nous ne nous sommes pas arrêtés au calcul: CCTP et DPGF des trois lots CVC-plomberie et des deux lots électricité CFO/CFA ont été rédigés par nous, ce qui garantit que les prescriptions de l'étude figurent bien dans les pièces contractuelles.

Avec

Équipe de maîtrise d’œuvre

Architecte
Agence Clausel - Borel

Détail de la mission communicable sur demande

L’opération a fait l’objet d’une communication publique, ce qui nous autorise à la citer nominativement. Le détail de notre intervention (livrables produits, phases couvertes, contacts de référence) est transmis sur demande dans le cadre d’une consultation.

Référence à nous communiquer 2017-042

À rapprocher

Références comparables

Qui produit ces références

Des qualifications d’entité, pas des promesses

  • QUALIBAT 8711

    Mesure de la perméabilité à l’air de l’enveloppe (infiltrométrie), qualification exigée pour les tests recevables au titre de la réglementation thermique.

  • QUALIBAT 8741

    Mesure des débits et des pressions des systèmes de ventilation, condition de recevabilité des vérifications de mise en service.

  • NF Études Thermiques · NF509, certificat 13/010

    Certification de nos études thermiques réglementaires en logement : processus de calcul, autocontrôle et traçabilité audités par l’organisme certificateur.

  • Assesseur BREEAM licencié

    Habilitation délivrée par le BRE, nécessaire pour instruire une opération BREEAM. La décision de certification appartient au BRE, jamais à l’assesseur.

  • Diagnostiqueur DPE avec mention

    Certification de personne avec mention, requise pour les immeubles collectifs et le DPE collectif de copropriété.

  • Télépilote déclaré DGAC

    Inspection de façades et de toitures par drone en catégorie ouverte, pour documenter ce qui reste inaccessible sans échafaudage.