Méthode NORMAXIS · Moyen aérien

Le drone comme instrument de mesure.

Un relevé aérien ne vaut pas par ses images. Il vaut par le dossier qu'il alimente : un volet naturel d'étude d'impact, une réception, un audit énergétique, un dossier des ouvrages exécutés. Cette page décrit à quel moment l'aérien entre dans une chaîne d'étude, et ce qu'il faut en attendre.

Principe

L'aérien ne remplace aucune mesure. Il donne accès à ce qui se mesure.

Une part des désordres et des enjeux que nos études doivent caractériser n'est pas observable depuis le sol. Une toiture-terrasse, un acrotère, une lisière boisée, une emprise de chantier en cours, une centrale photovoltaïque au sol : dans tous ces cas, l'obstacle n'est pas la mesure, c'est l'accès. Et l'accès mobilisé pour aller voir, nacelle ou échafaudage, coûte régulièrement plus cher que la mesure elle-même.

Le relevé aérien lève cet obstacle sans rien promettre de plus. Il ne se substitue ni à un test d'infiltrométrie, ni à une mesure acoustique, ni à un inventaire faune-flore. Il produit l'état des lieux daté et géoréférencé sur lequel ces mesures viendront se poser, et il le produit dans un format que l'étude suivante consomme directement, au lieu d'un jeu d'images qu'il faudrait recaler après coup.

C'est la différence entre commander une captation et commander un relevé. Dans le premier cas, le prestataire livre des fichiers et la chaîne s'arrête. Dans le second, le relevé est cadré par l'étude qui va le consommer, ce qui suppose que les deux relèvent de la même organisation.

Un relevé aérien qui n'alimente aucun dossier est une dépense de communication.

Quatre chaînes

Où l'aérien entre, et ce qu'il y apporte.

Volet naturel d'étude d'impact

L'orthophotographie donne l'état initial d'une emprise : occupation du sol, haies, lisières, zones humides apparentes, accès. Elle sert de support cartographique aux inventaires conduits sur un cycle biologique complet, puis au dossier de dérogation espèces protégées et à l'évaluation des incidences Natura 2000. Sur les mesures compensatoires, une campagne reproduite à l'identique d'une année sur l'autre documente l'évolution réelle du site, ce qu'un compte rendu de visite ne fait pas.

Réception et mesures réglementaires

Le constat aérien localise le désordre, la mesure le qualifie. Une infiltration repérée en couverture appelle un essai d'étanchéité à l'air ; une façade dégradée, un examen sur site. L'ordre compte : chercher au hasard coûte plus cher que chercher là où l'image a déjà montré quelque chose. Sur une opération préalable à la réception, les vues datées deviennent des pièces du dossier plutôt que des souvenirs.

Audit énergétique et productible

Sur une centrale au sol ou une emprise industrielle, le comptage des ouvrages, la végétation, l'encrassement et les modules déposés alimentent une étude de productible ou un audit énergétique. Le positionnement RTK garantit que la visite suivante retrouve le même point de vue, ce qui rend deux campagnes comparables au lieu de simplement successives.

Limite explicite : le volet thermique n'est pas couvert par le moyen aérien du groupe, dont la flotte ne comporte pas de capteur thermique radiométrique. Ni détection de points chauds, ni recherche de déperditions par l'aérien. Ces besoins passent par un partenaire équipé, ou par les mesures au sol.

Suivi de chantier versé au DOE

Repris à intervalle constant depuis les mêmes points, le reportage aérien alimente le dossier des ouvrages exécutés et le dossier d'intervention ultérieure sur l'ouvrage : ce qui a été recouvert reste consultable. En commissionnement, il documente sur le terrain ce que les études fluides et l'AMO environnementale ont prescrit sur le papier, jusqu'à la première année d'exploitation.

Moyen d'exécution

STRATOGLIDE, l'activité drone d'ARKENOR.

Les vols sont conduits par STRATOGLIDE, activité drone d'ARKENOR, par un télépilote déclaré DGAC. Ce n'est pas une filiale au sens juridique : c'est une marque et une activité, portée par la même personne morale que les mesures réglementaires du groupe. La conséquence pratique est qu'un relevé aérien et l'étude qui le consomme relèvent d'un seul contrat et d'un seul interlocuteur.

La faisabilité d'un vol s'étudie adresse par adresse, et c'est particulièrement vrai en Provence-Alpes-Côte d'Azur : espaces contrôlés de Marseille-Provence et d'Aix-Les Milles, cœur du Parc national des Calanques soumis à dérogation. Le détail des prestations, du matériel engagé et des contraintes réglementaires applicables est publié sur le guide réglementaire de STRATOGLIDE, entrée par entrée et avec ses sources.

Pour situer cette capacité dans la méthode du groupe, voir l'ingénierie, l'expertise et la certification, ou l'histoire du groupe et ce qui le distingue.