Réalisation Logement collectif RT2012

Vallon de l'Aigle, Logement collectif à Carry-le-Rouet

Vallon De L'aigle

Typologie
Logement collectif
Localisation
Carry-le-Rouet Bouches-du-Rhône
Année
2022

Acteurs de l’opération

Maître d’ouvrage

OPTIMUM INVEST

Opération ayant fait l’objet d’une communication publique.

Décision de certification

Lorsqu’une démarche de certification est mentionnée, la décision appartient à l’organisme certificateur, jamais à nous.

Résultats

Indicateurs obtenus

Entité Bbio Bbio max Cep (kWhep/m²/an) Cep max Écart Cep Q4Pa-surf Ubât ψ moyen
A1 30,40 42,00 43,30 46,60 −7,08 % 1,00 0,25 (−10,71 %) 0,54 (−10,00 %)
A2 30,60 42,00 47,90 48,00 −0,21 % 1,00 0,25 (−10,71 %) 0,51 (−15,00 %)
Villas 38,90 45,20 40,70 43,20 −5,79 % n/a n/a n/a

Confort d'été très travaillé: Tic mesurées de 28,60 à 29,00 °C pour des références de 31,80 à 33,20 °C

facteur solaire maximal Fs = 0,07 pour 0,25 admis au nord et 0,15 sur les autres orientations : soit un facteur solaire ramené à moins de la moitié de l'exigence sur toutes les façades. Systèmes différenciés collectifs / villas: Logements collectifs: chauffage par panneaux rayonnants électriques muraux (puissances absorbées 0,85 et 1,36 kW)

ECS par chauffe-eau thermodynamique individuel

émetteur électrique en circulation commune pour qualifier celle-ci de volume intérieur chauffé et éviter l'isolation logement/circulation. Villas: pompes à chaleur individuelles sur air extérieur « triple service », chauffage, rafraîchissement et ECS, puissance absorbée chauffage 1,22 kW, puissance absorbée ECS 1,71 kW, ballon de stockage ECS intégré de 200 L, émission par ventilo-convecteurs. Salles de bains des collectifs et des villas: sèche-serviettes électriques muraux. Étude hydraulique: Surface totale de terrain 2 403 m²

surfaces imperméables (bâtiment et trottoirs) 1 605 m²

surfaces perméables (falaise, jardinières) 798 m². Coefficient d'imperméabilisation Cimp = 0,67. Débit de fuite autorisé calculé par pondération entre surface aménagée (0,1722 ha à 5 l/s/ha) et surface non aménagée (0,0681 ha à 10 l/s/ha) → Qf = 1,542 l/s. Volume de rétention à la parcelle: 141 m³ pour un débit de fuite de 1,5 l/s. Ouvrage retenu: réservoir enterré en béton coulé en place, étanche, implanté sous les places de stationnement du parking en R-1, équipé d'un regard de décantation, d'un dispositif de visite et d'entretien et d'un régulateur de débit avant rejet, avec évacuation gravitaire.

Résultats de calcul ou de mesure obtenus sur cette opération, à la date du livrable correspondant. Ils dépendent du programme, du site et des systèmes retenus et ne sont pas transposables tels quels à un autre projet. Lorsqu’une démarche de certification est mentionnée, elle l’est en démarche visée ou en AMO assurée : la décision de certification appartient à l’organisme certificateur.

Ce que nous avons fait

Notre périmètre sur l’opération

Étude hydraulique

calcul du volume de rétention des eaux pluviales (10 p., 4 indices): étude du site, attentes réglementaires PLU, caractérisation des surfaces, calcul du coefficient d'imperméabilisation, détermination du débit de vidange autorisé, détermination du volume à stocker, conception du système de rétention (type d'ouvrage, équipements, implantation), limites de l'étude.

Étude thermique réglementaire RT2012

phase PC (2 indices) et attestation RT2012 au dépôt de PC.

Étude thermique réglementaire RT2012

phase DCE (3 indices) et fiches XML/RSET.

Étude thermique réglementaire RT2012, phase EXE (2 indices, 129 p.)

reprise du modèle sur les dispositions réellement mises en œuvre, avec calcul séparé des 5 entités thermiques.

Cinq entités thermiques calculées séparément sur 23 logements : deux cages de collectifs et trois villas individuelles, chacune avec ses propres plafonds Bbio et Cep.

Sur une opération de cette taille, c'est un travail disproportionné en apparence, et c'est ce qui révèle que la cage A2 termine à 0,21 % sous son plafond de Cep: une marge de 0,1 kWhep/m²/an.

Noyée dans un calcul global, cette alerte serait invisible.

Bi-systémique assumée: effet Joule + chauffe-eau thermodynamique pour les collectifs, PAC air/eau triple service (chauffage, rafraîchissement, ECS, ballon 200 L intégré) pour les villas.

Les maisons, plus déperditives et vendues plus cher, reçoivent le système complet avec confort d'été actif; les appartements sécurisent leur Cep par le poste ECS, dominant en climat méditerranéen.

Confort d'été traité par la protection solaire plutôt que par la puissance froide dans les collectifs: Fs = 0,07 sur toutes les orientations, Tic à 28,6-29,0 °C très en deçà des références.

Sur une opération de bord de mer sans climatisation en collectif, c'est le bon arbitrage.

Rétention enterrée sous le parking: sur une parcelle de 2 403 m² imperméabilisée à 67 %, il n'y avait pas de place en surface pour un bassin.

Le placer sous les places de stationnement du R-1 permet une évacuation gravitaire, conserve le jardin d'agrément collectif en surface et reste accessible pour l'entretien.

Le dossier ne se contente pas de calculer 141 m³: il conçoit l'ouvrage (regard de décantation, régulateur de débit, dispositif de visite) et le situe sur le plan.

Débit de fuite calculé par pondération entre surface aménagée et surface non aménagée plutôt que par application forfaitaire d'un ratio unique : la falaise et les jardinières conservent leur régime naturel.

Étude thermique poursuivie jusqu'en phase EXE (129 p., deux indices, dernier en janvier 2022): le modèle est recalé sur ce qui est réellement construit, et non figé au DCE.

Analyse

Le regard NORMAXIS

Vingt-trois logements sur 2 403 m² en entrée de Carry-le-Rouet: la contrainte foncière est le sujet du dossier, et elle se lit dans les deux volets de la mission. Côté eaux pluviales, l'opération imperméabilise 67 % de sa parcelle. Le PLU impose de compenser: la note de calcul détermine un débit de fuite de 1,54 l/s, obtenu en pondérant honnêtement entre la surface aménagée (5 l/s/ha) et la surface laissée naturelle, falaise et jardinières (10 l/s/ha), d'où un volume de rétention de 141 m³. La difficulté est qu'il n'y a plus de place en surface.

La réponse est un réservoir béton étanche coulé en place sous les places de stationnement du parking R-1, avec évacuation gravitaire, regard de décantation, régulateur de débit et dispositif de visite. Ce n'est pas seulement un volume calculé, c'est un ouvrage conçu, positionné et rendu maintenable. Sur ce type de parcelle, c'est la différence entre une note qui coche une case du permis et une note qui règle un problème. Côté thermique, le choix méthodologique le plus intéressant est le découpage en cinq entités, deux cages de collectifs, trois villas, sur une opération de vingt-trois logements.

C'est disproportionné en apparence. Le résultat le justifie: la cage A2 termine à 47,90 kWhep/m²/an pour un plafond de 48,00, soit 0,21 % de marge. Un dixième de kilowattheure. Fondue dans une moyenne d'opération, cette situation serait passée inaperçue jusqu'au test de conformité de fin de chantier; isolée, elle devient un point de vigilance identifié dès la conception et suivi jusqu'à la phase EXE. Le troisième point est l'arbitrage entre les deux typologies.

Les collectifs sont en chauffage électrique direct avec chauffe-eau thermodynamique; les villas reçoivent une PAC air/eau triple service, chauffage, rafraîchissement et ECS avec ballon 200 L intégré, et des ventilo-convecteurs. Autrement dit: le rafraîchissement actif est réservé aux maisons, et le confort d'été des appartements est obtenu passivement, par un facteur solaire ramené à 0,07 pour 0,15 admis, avec des Tic à 28,6-29,0 °C contre 31,8-33,2 de référence. Sur un site de bord de mer, en 2020-2022, c'est le bon compromis: la protection solaire ne tombe jamais en panne et ne coûte rien en exploitation.

Avec

Équipe de maîtrise d’œuvre

Détail de la mission communicable sur demande

L’opération a fait l’objet d’une communication publique, ce qui nous autorise à la citer nominativement. Le détail de notre intervention (livrables produits, phases couvertes, contacts de référence) est transmis sur demande dans le cadre d’une consultation.

Référence à nous communiquer 2017-088

À rapprocher

Références comparables

Qui produit ces références

Des qualifications d’entité, pas des promesses

  • QUALIBAT 8711

    Mesure de la perméabilité à l’air de l’enveloppe (infiltrométrie), qualification exigée pour les tests recevables au titre de la réglementation thermique.

  • QUALIBAT 8741

    Mesure des débits et des pressions des systèmes de ventilation, condition de recevabilité des vérifications de mise en service.

  • NF Études Thermiques · NF509, certificat 13/010

    Certification de nos études thermiques réglementaires en logement : processus de calcul, autocontrôle et traçabilité audités par l’organisme certificateur.

  • Assesseur BREEAM licencié

    Habilitation délivrée par le BRE, nécessaire pour instruire une opération BREEAM. La décision de certification appartient au BRE, jamais à l’assesseur.

  • Diagnostiqueur DPE avec mention

    Certification de personne avec mention, requise pour les immeubles collectifs et le DPE collectif de copropriété.

  • Télépilote déclaré DGAC

    Inspection de façades et de toitures par drone en catégorie ouverte, pour documenter ce qui reste inaccessible sans échafaudage.