Réalisation Logement collectif RT2012 Référence mise en avant

Le Clos Brunet, 73 logements à Aix-en-Provence

Le Clos Brunet

Typologie
Logement collectif
Programme
73 logements
Bâtiments
3
Localisation
Aix-en-Provence Bouches-du-Rhône
Année
2025

Acteurs de l’opération

Maître d’ouvrage

SCCV La Regina

Opération ayant fait l’objet d’une communication publique.

Décision de certification

Lorsqu’une démarche de certification est mentionnée, la décision appartient à l’organisme certificateur, jamais à nous.

Résultats

Indicateurs obtenus

Q4
1,00 m³/(h·m²)
Cep
26,7 kWhEP/m²/an
Bbio
35,9 pts
Bâtiment A Indicateur Projet Exigence Marge
Bbio 35,9 ≤ 56 −35,9 %
Cep 26,7 kWhEP/m²/an ≤ 55,2 −51,6 %
Perméabilité Q4Pa/surf 1,00 m³/(h·m²) ≤ 1,00 0 %
Ubât 0,28 W/(m²·K) ≤ 0,28 0 %
Ratio ψ 0,56 W/(m·K) ≤ 0,60 −6,6 %
Bâtiment B Indicateur Projet Exigence Marge
Bbio 30,5 ≤ 56 −45,5 %
Cep 25,7 kWhEP/m²/an ≤ 55,2 −53,4 %
Perméabilité Q4Pa/surf 1,00 m³/(h·m²) ≤ 1,00 0 %
Ubât 0,25 W/(m²·K) ≤ 0,28 −10,7 %
Ratio ψ 0,57 W/(m·K) ≤ 0,60 −5 %
Bâtiment C Indicateur Projet Exigence Marge
Bbio 32,8 ≤ 56 −41,4 %
Cep 55,4 kWhEP/m²/an ≤ 57,3 −3,3 %
Perméabilité Q4Pa/surf 1,00 m³/(h·m²) ≤ 1,00 0 %
Ubât 0,23 W/(m²·K) ≤ 0,28 −17,9 %
Ratio ψ 0,52 W/(m·K) ≤ 0,60 −13,3 %

Ventilation dimensionnée : Bât. A: Smea 1 661,8 m³/h, Qvrep 1 047,9 m³/h, 74 W-Th-C

Bât. B: 2 293,8 / 1 427,6 m³/h, 115 W-Th-C

Bât. C: 2 205 / 996,6 m³/h, 97 W-Th-C. COP chauffage 4,92 / 4,55 / 4,15 et EER 4,00 / 3,90 / 3,80 selon calibre

en mode ECS, COP certifié 3,50 à 20/45 °C, ballon 175 L, pertes thermiques 2,94 W/K, appoint électrique 1,5 kW Salles de bains: sèche-serviettes électriques (CA = 0,14 °C, VT = 0,20 °C) Ventilation VMC simple flux hygro B, conduits hors volume chauffé isolés R ≥ 1,2 m²·K/W Bâtiment C, schéma décentralisé PAC air/air murale Mitsubishi SRC25ZS-W2 sur les séjours (COP 4,32 à 20/−7 °C, EER 4,03 à 35/27 °C) Chambres: panneaux rayonnants électriques (CA = 0,14 °C)

salles de bains: sèche-serviettes ECS: ballons thermodynamiques sur air extrait en volume chauffé, Aldes T-Flow Hygro+ 200 L pour les T3/T4 (COP 4,03, pertes 1,90 W/K) et T-Flow Nano 100 L pour les T2 (COP 3,58, pertes 2,05 W/K) Ventilation VMC simple flux hygro A Enveloppe et dispositions communes Isolation thermique par l'intérieur avec rupteurs de ponts thermiques thermopointillés au droit des planchers intermédiaires et des balcons (ψ imposé 0,263 W/(m·K)), valeur et métrés linéaires révisés à l'indice 2 après RICT sur le bâtiment B Plancher bas isolé en sous-face: 100 mm de Rockfeu System DB

combles: 140 mm de laine IBR contact Menuiseries Uw = 1,6 W/(m²·K), coffres de volets roulants Uc = 2 W/(m²·K), portes Up = 2,5 W/(m²·K) SAS d'entrée permettant de traiter les circulations en volume intérieur chauffé, décision de conception qui améliore sensiblement le Bbio Robinetterie: mitigeurs thermostatiques et mitigeurs mécaniques économes Dispositions RT2012 obligatoires traitées explicitement: systèmes de mesure ou d'estimation des consommations par usage, dispositif d'arrêt et de réglage du chauffage sur température intérieure, abaissement automatique de l'éclairage en inoccupation des communs

Résultats de calcul ou de mesure obtenus sur cette opération, à la date du livrable correspondant. Ils dépendent du programme, du site et des systèmes retenus et ne sont pas transposables tels quels à un autre projet. Lorsqu’une démarche de certification est mentionnée, elle l’est en démarche visée ou en AMO assurée : la décision de certification appartient à l’organisme certificateur.

Ce que nous avons fait

Notre périmètre sur l’opération

Mission de l’avant-projet définitif au dossier de consultation.

  1. APD , Avant-projet définitif
  2. PC , Permis de construire
  3. DCE , Dossier de consultation des entreprises

Phase APD / PC Étude thermique réglementaire RT 2012 (108 p.) + fiche XML Attestations RT2012 au dépôt du permis, une par bâtiment (A, B, C) Étude de faisabilité des approvisionnements en énergie (36 p.) Étude acoustique réglementaire phase PC Phase DCE Étude thermique réglementaire RT 2012 multi-bâtiments, 4 indices successifs, avec description des systèmes et déperditions pièce par pièce, RSET/RSEE XML à chaque indice Plans de repérage des isolants (PRI) pour les trois bâtiments : document d'interface entre l'étude thermique et le chantier Étude acoustique réglementaire DCE (38 p.) CCTP lot CVC-Plomberie (ind. 1) et CCTP lot Électricité (ind. 1) Pièces graphiques CVC-PB par bâtiment et par niveau (compilation DCE lots CVC-PB et Électricité) Bâtiments A et B : schéma « tout PAC », le plus abouti du lot Pompe à chaleur air/air T-ONE Aquaair avec distribution par plénum, assurant chauffage, rafraîchissement et production d'ECS dans un même appareil, dimensionné en trois calibres selon la taille du logement (Aquaair 04 / 05 / 06)

Analyse

Le regard NORMAXIS

Cette longévité en fait une référence utile, mais elle explique aussi la principale singularité du dossier : un bâtiment sous permis 2015 équipé selon les standards de 2024. L'intérêt technique majeur tient à la cohabitation, sur une même opération, de deux stratégies de génération opposées, ce qui produit une comparaison presque expérimentale. Les bâtiments A et B reposent sur une PAC air/air à plénum assurant chauffage, rafraîchissement et eau chaude sanitaire dans une seule machine par logement, avec des COP imposés entre 4,15 et 4,92.

Le bâtiment C, lui, décompose: PAC murale sur le séjour, panneaux rayonnants électriques dans les chambres, ballon thermodynamique sur air extrait pour l'ECS, ventilation hygro A au lieu de hygro B. Le résultat est sans appel. À enveloppe comparable, le bâtiment C affiche même le meilleur Ubât du site à 0,23 et le meilleur ratio de ponts thermiques à 0,52, le Cep du bâtiment C atteint 55,4 kWhEP/m²/an contre 26,7 et 25,7 pour A et B. Soit un facteur deux, et une marge résiduelle de 3,3 % contre plus de 50 %.

La leçon est claire: sur du logement électrique en climat H3, la performance ne se joue plus sur l'isolation mais sur le rendement de la génération, et le mélange PAC partielle plus effet Joule dans les chambres annule l'essentiel du bénéfice. Deux détails de conception méritent d'être retenus au-delà du chiffre. D'abord les SAS d'entrée, qui permettent de considérer les circulations comme volume intérieur chauffé: ce choix architectural, gratuit en coût, retire une paroi déperditive de l'enveloppe et améliore directement le Bbio.

Ensuite le traitement des ponts thermiques par rupteurs thermopointillés à ψ = 0,263 W/(m·K), dont la valeur et les métrés linéaires ont dû être repris à l'indice 2 pour intégrer les observations du contrôleur technique sur le bâtiment B : une désolidarisation partielle non prévue à la conception. C'est le genre de correction qui n'apparaît jamais dans une plaquette commerciale et qui constitue l'essentiel du travail réel d'un thermicien en phase DCE. Le dossier illustre enfin une pratique que nous jugeons structurante: la production de plans de repérage des isolants par bâtiment.

Une étude thermique prescrit des résistances, mais c'est le PRI qui dit au maçon où les poser. Sans lui, l'écart entre l'étude et l'ouvrage se creuse silencieusement jusqu'au test d'infiltrométrie : d'autant plus critique ici que la perméabilité est calée exactement à 1,00 m³/(h·m²) sur les trois bâtiments, sans aucune marge. En couverture typologique, cette opération documente le logement collectif privé en promotion sur cycle long, avec climatisation admise (catégorie CE2), sur un secteur aixois périurbain.

Avec

Équipe de maîtrise d’œuvre

Architecte
EURL Patrice Denis

Détail de la mission communicable sur demande

L’opération a fait l’objet d’une communication publique, ce qui nous autorise à la citer nominativement. Le détail de notre intervention (livrables produits, phases couvertes, contacts de référence) est transmis sur demande dans le cadre d’une consultation.

Référence à nous communiquer 2015-047

À rapprocher

Références comparables

Qui produit ces références

Des qualifications d’entité, pas des promesses

  • QUALIBAT 8711

    Mesure de la perméabilité à l’air de l’enveloppe (infiltrométrie), qualification exigée pour les tests recevables au titre de la réglementation thermique.

  • QUALIBAT 8741

    Mesure des débits et des pressions des systèmes de ventilation, condition de recevabilité des vérifications de mise en service.

  • NF Études Thermiques · NF509, certificat 13/010

    Certification de nos études thermiques réglementaires en logement : processus de calcul, autocontrôle et traçabilité audités par l’organisme certificateur.

  • Assesseur BREEAM licencié

    Habilitation délivrée par le BRE, nécessaire pour instruire une opération BREEAM. La décision de certification appartient au BRE, jamais à l’assesseur.

  • Diagnostiqueur DPE avec mention

    Certification de personne avec mention, requise pour les immeubles collectifs et le DPE collectif de copropriété.

  • Télépilote déclaré DGAC

    Inspection de façades et de toitures par drone en catégorie ouverte, pour documenter ce qui reste inaccessible sans échafaudage.