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ARKENOR · Commissionnement

La mission de commissionnement, phase par phase.

5 phases, 3 niveaux d'engagement, des livrables nommés. Une mission de commissionnement n'est pas une prestation unique : elle se dimensionne. Nous la conduisons en contrôle indépendant sur la structure en 5 phases du CCTP-type de l'ADEME, et nous la calibrons selon les 3 niveaux d'engagement de la boîte à outils Pro'RÉNO. Cette page décrit ce que nous faisons à chaque phase, et surtout ce que vous recevez.

En bref

Que fait concrètement un agent de commissionnement ?

Il vérifie que les exigences de performance attendues sont formalisées et que les études y répondent, contrôle que les entreprises ont réellement réglé et essayé leurs installations, assiste à la réception des équipements techniques et suit la première année d'exploitation. Il ne procède à aucun réglage : c'est le travail de l'entreprise, qu'il contrôle sans s'y substituer.

Structure ADEME

Les cinq phases d'une mission.

Le CCTP-type de commissionnement publié par l'ADEME structure la mission en 5 phases. Nous la conduisons sur ce cadre, qui a l'avantage d'être public et donc opposable.

Phase 1

Programme

C'est la phase où la mission a le plus de valeur, et celle qu'on saute le plus souvent. Nous vérifions que le maître d'ouvrage a formalisé les exigences de performance attendues du bâtiment : ce que les installations devront atteindre, dans quelles conditions, et comment on le vérifiera. Ce document est la référence de toute la suite. Sans lui, le commissionnement se réduit à vérifier la conformité à des pièces de marché qui n'ont jamais dit ce qu'on attendait.

Livrables : exigences de performance du maître d'ouvrage, plan de commissionnement initial, définition du périmètre des installations couvertes.

Phase 2

Études, de l'APS au DCE

Nous relisons les études au regard des exigences posées, et surtout nous vérifions que le dossier de consultation rend le commissionnement exécutable : les essais attendus y sont-ils décrits, les points de mesure prévus, les accès aux organes de réglage possibles, les documents à fournir listés ? Un DCE muet sur ces points transforme la phase réalisation en négociation permanente.

Livrables : tableau d'analyse des documents d'étude, observations sur le DCE, revue de la trame d'analyse fonctionnelle et du plan de comptage, rapport de commissionnement de fin de phase.

Phase 3

Réalisation

Nous validons le dispositif d'autocontrôle des entreprises, suivons son application, et nous sommes présents aux tests et essais, la présence physique, pas la lecture d'un rapport transmis trois semaines après. Nous instruisons les variantes proposées en cours de chantier au regard de leur effet sur la performance, point où beaucoup d'opérations perdent silencieusement ce qu'elles avaient gagné aux études.

Livrables : tableau des vérifications, protocoles d'essais, comptes rendus de présence aux essais, avis sur variantes, rapport de fin de phase.

Phase 4

Réception

Nous conduisons les protocoles de mesure à réception et assistons à la réception des équipements techniques avec essai de bon fonctionnement, et non sur simple constat de pose. Nous vérifions que les dossiers exigibles existent et sont exploitables. La frontière avec les opérations préalables à la réception conduites par la maîtrise d'œuvre est détaillée sur la page OPR et réception.

Livrables : protocoles et résultats de mesures, perméabilité à l'air et vérification ventilation, contrôle du DOE, du DIUO et du DUEM, rapport de commissionnement.

Phase 5

Pré-exploitation

La phase que presque personne n'achète, et celle qui révèle les écarts. Les installations rencontrent enfin leurs usages réels, et les essais saisonniers permettent de vérifier ce qu'aucun essai à vide ne pouvait montrer. Nous vérifions la formation de l'exploitant, parce qu'un bâtiment bien réglé et mal conduit dérive en quelques mois.

Livrables : essais saisonniers, contrôle du plan de formation de l'exploitant et du livret utilisateur, analyse des premières consommations, rapport de fin de mission.

Segmentation Pro'RÉNO

3 niveaux d'engagement, à choisir selon l'opération.

La boîte à outils commissionnement publiée par PROFEEL et l'AQC segmente la prestation en 3 niveaux. C'est la référence française la plus récente, et elle évite la discussion stérile entre « on fait tout » et « on ne fait rien ».

LégerMoyenComplet
Phases couvertesRéception, et vérification documentaireÉtudes à réceptionProgramme à première année d'exploitation
Présence aux essaisSur les essais critiquesSur l'ensemble des lots concourant à la performanceSystématique, y compris essais saisonniers
Analyse fonctionnelleContrôle d'existenceRevue critiqueRevue critique et vérification du paramétrage réel
Contrôle de la formation de l'exploitantNon couvertContrôle du plan de formationContrôle du plan de formation et du livret utilisateur, suivi de l'exploitant
Pertinent pourOpération simple, budget contraint, ou rattrapage tardifLa majorité des opérations visant un labelExploitant identifié dès l'amont, enjeu de charges fort, certification exigeante

Un repère de dimensionnement souvent cité : le coût d'une mission est estimé autour de 1 % du coût total de l'opération. Cette valeur vient de l'ASHRAE, relayée en France par le Cerema ; elle donne un ordre de grandeur, pas un prix. Le nôtre dépend du niveau retenu, du nombre de lots techniques et de la présence ou non d'une gestion technique à instruire.

Ce que vous recevez

Les livrables, nommés.

Ce sont les termes à reprendre tels quels dans une consultation : un CCTP qui les nomme obtient des offres comparables.

  • Plan de commissionnement : objectifs, périmètre, rôles, vérifications et essais par phase, livrables attendus.
  • Tableau des vérifications et tableau d'analyse des documents : ce qui a été contrôlé, quand, avec quel verdict.
  • Protocoles d'essais et de mesures à réception, établis avant le chantier et non improvisés à la livraison.
  • Rapports de commissionnement de fin de phase, puis rapport final.
  • Revue du plan de comptage et de l'analyse fonctionnelle de la gestion technique.
  • Contrôle du plan de formation de l'exploitant et du livret utilisateur.
  • Contrôle du DOE, du DIUO et du DUEM : leur existence, mais surtout leur caractère exploitable.

Sur les opérations visant une certification, ces livrables recouvrent largement ce que le certificateur demandera : les exigences des labels réclament des pièces datées et traçables, pas des intentions.

Indépendance

Qui porte la mission.

ARKENOR porte le commissionnement comme mission de contrôle indépendant, et conduit elle-même les mesures réglementaires de réception.

ARKENOR n'intervient jamais sur une opération à laquelle ARKEMEP a participé.

FAQ mission de commissionnement

Ce qu'il faut savoir avant de consulter.

Qu'est-ce qu'un agent de commissionnement et quelles compétences doit-il avoir ?

C'est l'acteur qui conduit les vérifications, du programme à la première année d'exploitation. Il doit maîtriser les installations techniques qu'il contrôle, génie climatique, ventilation, gestion technique, savoir lire une analyse fonctionnelle et conduire un protocole d'essai, et connaître les exigences du référentiel visé. Il lui faut aussi une compétence contractuelle : une grande partie de son efficacité se joue dans l'analyse du dossier de consultation.

Que contient un plan de commissionnement ?

Les objectifs de performance retenus, le périmètre exact des installations couvertes, la répartition des rôles entre maîtrise d'ouvrage, maîtrise d'œuvre, entreprises et agent, les vérifications et essais prévus phase par phase, et la liste des livrables attendus avec leur échéance. C'est le document de référence de la mission ; le référentiel BBCA l'exige nommément, de même qu'un rapport en fin de mission.

Qu'est-ce qu'un rapport de commissionnement et que doit-il établir ?

Il consigne ce qui a été vérifié, comment, et avec quel résultat : protocoles appliqués, valeurs mesurées, écarts constatés, actions demandées et leur suite. Il n'établit pas que tout va bien, il consigne ce qui a été contrôlé. C'est cette traçabilité que demande un certificateur, et c'est elle qui fait la différence en cas de litige sur une consommation.

Est-ce pertinent sur une petite opération, ou seulement sur les grands projets ?

La démarche se dimensionne, c'est tout l'intérêt des 3 niveaux. Sur une opération simple, un niveau léger centré sur les essais critiques et la vérification documentaire apporte déjà l'essentiel : la trace écrite que les installations ont été réglées et essayées. Le facteur déterminant n'est pas la taille de l'opération mais la complexité de ses installations techniques et l'enjeu que représentent les charges pour l'exploitant.

Comment choisir entre un commissionnement léger, moyen et complet ?

3 questions suffisent le plus souvent. À quel moment engagez-vous la mission : si c'est avant les études, le niveau complet devient accessible et rentable ; à la réception, seul le léger a du sens. Quel référentiel visez-vous : un label imposant la démarche à tous les projets appelle au minimum le niveau moyen. Et l'exploitant est-il identifié : sans lui, la phase de pré-exploitation perd son destinataire.

Quels livrables exiger et à quelles étapes ?

Le plan de commissionnement dès le démarrage, un rapport à la fin de chaque phase plutôt qu'un seul document final, les protocoles d'essais avant le chantier et non à la livraison, et le rapport de commissionnement à la réception. En phase d'exploitation, le plan de formation et le livret utilisateur. Exiger un rapport par phase change la nature de la mission : cela oblige à constater les écarts au moment où ils sont encore corrigeables.

Votre prochaine opération

Dimensionnons la mission à votre opération.

Nous partons de votre calendrier, de votre référentiel et de vos lots techniques pour proposer le niveau qui a du sens, pas le plus cher. Un ingénieur nommé vous rappelle.

09 70 70 75 35 Espace Wagner, Bâtiment A2
10 rue du Lieutenant Parayre
13290 Aix-en-Provence