ACV carbone, conception & suivi d'exécution
De l'étude de conception au contrôle de ce qui est réellement livré

L'Analyse du Cycle de Vie carbone RE2020 (indicateurs Ic_construction et Ic_énergie) se joue en deux temps. En conception, l'étude calcule l'empreinte théorique du projet et valide le respect des seuils 2025, 2028 et 2031. En phase travaux, les substitutions de matériaux, les changements de fournisseurs, les ajustements techniques peuvent écarter l'ACV livrée de l'ACV projet, et exposer la maîtrise d'ouvrage à une non-conformité à la réception. ARKEMEP accompagne les deux phases : étude ACV de conception robuste, puis suivi d'exécution avec contrôle des FDES réellement mises en œuvre, arbitrages de substitution, pilotage des écarts.

Le risque que peu de MOA anticipent

L'ACV projet n'est pas l'ACV livrée, l'écart peut basculer la conformité.

La RE2020 contrôle la performance carbone du bâtiment à travers deux indicateurs :

  • Ic_construction, empreinte carbone des composants de l'enveloppe et des équipements, mesurée en kg eqCO₂/m²SDP sur 50 ans.
  • Ic_énergie, empreinte carbone de la consommation énergétique en exploitation sur 50 ans.

En conception, ces deux indicateurs sont calculés à partir des FDES prescrites (Fiches de Déclaration Environnementale et Sanitaire) et des systèmes prévus. Seuils à respecter : 2022, 2025, 2028, 2031, de plus en plus stricts.

Le problème : en phase travaux, les matériaux changent. Substitution d'un isolant pour cause d'approvisionnement, remplacement d'un équipement CVC par un modèle équivalent, arbitrage de variante pendant l'exécution. Chaque substitution peut décaler l'ACV livrée de l'ACV projet. Si les FDES réellement mises en œuvre ne sont pas celles prescrites, l'ACV de livraison peut dépasser les seuils, avec conséquences directes : non-conformité, blocage administratif, reprise de travaux, contentieux.

Le suivi d'ACV en phase travaux n'est pas une obligation réglementaire stricte, mais c'est une réassurance contractuelle pour la maîtrise d'ouvrage, qui répond à une attente croissante des acquéreurs, des financeurs bancaires, des investisseurs ESG et des auditeurs CSRD.

Phase 1, Conception

Étude ACV conforme RE2020 avec marge de sécurité.

Mesure Ic_construction

Calcul de l'empreinte carbone des composants : lots gros œuvre, enveloppe, menuiseries, équipements, aménagements extérieurs. Données FDES issues de la base INIES. Structuration par lot pour identifier les postes dominants.

Mesure Ic_énergie

Calcul de l'empreinte carbone de la consommation énergétique sur 50 ans. Méthode Th-BCE articulée avec l'étude thermique. Prise en compte de la décarbonation progressive du mix électrique français.

Trajectoire seuils 2025/2028/2031

Projection du projet face aux paliers RE2020 à venir. Identification des risques d'obsolescence. Pour un projet en PC 2026 livré 2028 : vérification contre seuil 2028 et non seuil du PC.

Optimisation matériaux

Arbitrages d'éco-conception : isolants biosourcés, béton bas carbone, bois structurel, réemploi. Chaque choix est quantifié, le MOA arbitre sur critère économique ET carbone avec les mêmes données.

Label BBCA

Pour les projets à ambition bas carbone explicite : accompagnement à la labellisation BBCA (Bâtiment Bas Carbone), niveau Standard, Performance ou Excellence selon niveau atteint. Positionnement marché différenciant.

Marge de sécurité

Nous calibrons systématiquement une marge de sécurité de 5-10 % sous le seuil applicable pour absorber les aléas de phase travaux sans déclencher de non-conformité. Cette marge est chiffrée et communiquée au MOA.

Phase 2, Suivi d'exécution

Le contrôle qui réassure la conformité à la livraison.

Le suivi d'ACV en phase travaux est l'expertise qui distingue un BET qui livre sa prestation contractuelle d'un BET qui protège la maîtrise d'ouvrage jusqu'à la réception. Cinq livrables structurent la mission.

1

Contrôle des FDES réelles vs prescrites

Pour chaque lot, réception des documents fournisseurs et vérification que la FDES du produit effectivement livré correspond à celle retenue en ACV projet. Toute divergence est tracée, quantifiée et arbitrée avant pose.

2

Arbitrage des substitutions

Quand un matériau est indisponible ou qu'une variante est proposée, calcul de l'impact carbone de la substitution avant validation. Recommandation technique avec alternatives compatibles ACV projet. Éviter les substitutions silencieuses qui alourdiront le bilan final.

3

Pilotage des écarts cumulés

Tableau de bord mis à jour à chaque jalon travaux avec Ic_construction projeté actualisé et écart par rapport à la cible. Alertes si la trajectoire sort de la marge de sécurité. Mécanisme d'escalade vers MOA / MOE pour décision.

4

ACV de livraison

À la réception, production de l'ACV de livraison, le document qui consolide les FDES effectivement mises en œuvre et produit le bilan carbone réel du bâtiment. C'est cette ACV qui est auditée et opposable, pas celle du permis.

5

Document audit-ready

Le dossier ACV livré est formaté pour les audits possibles : contrôle RE2020 par le diagnostiqueur, audit CSRD ESRS E1, reporting carbone pour investisseur, documentation Taxonomy UE objectif 1 (atténuation climat), DNSH climat. Un seul corpus, plusieurs usages.

Pour qui

Les MOA qui ont intérêt à un suivi ACV en phase travaux.

Promoteurs en projet serré RE2020

PC déposé proche du seuil 2025, livraison proche du seuil 2028. Marge de sécurité faible : un suivi d'ACV en phase travaux fait passer ou casser le projet.

Bailleurs sociaux sous CUS

La Convention d'Utilité Sociale engage sur la performance environnementale. Un écart ACV à la livraison peut déclencher un contrôle de tutelle.

Foncières cotées en reporting CSRD

Les émissions carbone des développements neufs alimentent l'ESRS E1 (scope 3 catégorie 2 ou 11). Les auditeurs de durabilité vérifient l'ACV de livraison, pas celle du permis.

Aménageurs éco-quartiers

Les engagements bas carbone de l'opération d'aménagement doivent tenir sur chaque lot. Un suivi ACV consolidé par ZAC protège la crédibilité du projet.

Opérations labellisées BBCA

Le label BBCA impose des seuils précis sur Ic_construction. Un écart en fin de chantier fait perdre la labellisation, et le bénéfice commercial associé.

MOA publics sous Article 35

Les clauses environnementales vérifiables des marchés publics 2026 (article 35 loi Climat) imposent un contrôle de ce qui est réellement livré, pas seulement de ce qui est conçu.

L'autre échelle du carbone

Bilan carbone d'entité (BEGES) : compter les émissions d'une organisation, pas d'un ouvrage.

Tout ce qui précède mesure le carbone d'un bâtiment. Un bilan d'émissions de gaz à effet de serre mesure celui d'une organisation ou d'un territoire : ce n'est ni la même méthode, ni le même périmètre, ni le même livrable.

La confusion est fréquente, et elle coûte cher en cadrage : on demande « un bilan carbone » en pensant à l'ACV réglementaire d'une opération, ou l'inverse. Les deux exercices n'ont presque rien en commun.

Échelle 1

L'ACV d'un bâtiment

Objet : un ouvrage. Unité : kg eqCO₂/m² SDP sur 50 ans. Méthode : RE2020, données FDES de la base INIES, indicateurs Ic_construction et Ic_énergie. Déclencheur : un permis de construire. Acheteur : une maîtrise d'ouvrage, une maîtrise d'œuvre. Ce qui se joue : la conformité de l'ouvrage à la réception.

Échelle 2

Le bilan carbone d'une entité

Objet : une organisation, ses sites, ses achats, ses déplacements, ses déchets, ses immobilisations. Unité : tonnes eq. CO₂ par an. Méthode : la méthodologie de comptabilisation publiée par l'ADEME, ou le GHG Protocol, ou l'ISO 14064. Déclencheur : un seuil d'effectif, un référentiel, un financeur. Acheteur : une direction générale, une direction RSE, un secrétariat général. Ce qui se joue : une obligation déclarative périodique et publique, et la crédibilité d'un plan de transition.

Quand le bilan devient une obligation : le BEGES de l'article L. 229-25

L'article L. 229-25 du code de l'environnement impose un bilan d'émissions de gaz à effet de serre (le BEGES) à quatre familles d'assujettis : les personnes morales de droit privé de plus de 500 salariés (plus de 250 en outre-mer), l'État, les collectivités de plus de 50 000 habitants, et les autres personnes morales de droit public de plus de 250 agents. La périodicité est de quatre ans dans le privé et de trois ans dans le public.

Deux évolutions ont changé la nature de l'exercice. Le décret n° 2022-982 a rendu obligatoires les autres émissions indirectes, le « scope 3 », jusque-là facultatives, et a remplacé le plan d'actions par un plan de transition. La loi industrie verte du 23 octobre 2023 a porté l'amende à 50 000 €, 100 000 € en cas de récidive (art. L. 229-25-1). Un BEGES limité aux émissions directes n'est donc plus conforme, et le bilan comme le plan de transition sont publics, déposés sur la plateforme de l'ADEME.

Périmètre organisationnel

Ce que l'on met dedans, et sous quel contrôle : entité juridique, filiales, sites, activités déléguées. C'est le premier arbitrage, et le plus structurant : un périmètre qui bouge d'une édition à l'autre rend les deux bilans incomparables.

Les trois catégories d'émissions

Directes (combustion sur site, flotte, fuites de fluides frigorigènes), indirectes liées à l'énergie (électricité, réseaux de chaleur et de froid), autres indirectes (achats, fret, déplacements, immobilisations, déchets, usage des produits vendus). La troisième pèse presque toujours le plus, et c'est celle dont la donnée manque.

Plan de transition

Il ne suffit plus de lister des intentions : le plan doit porter des objectifs de réduction, les moyens associés, et les volumes d'émissions visés. Un plan crédible suppose donc de chiffrer l'effet carbone attendu de chaque action avant de l'engager.

Une entité peut aussi produire un bilan sans y être obligée : exigence d'un référentiel de gestion, condition d'un financement, demande d'un donneur d'ordre qui construit son propre scope 3, ou simple besoin de savoir où sont ses émissions avant d'engager un budget. Ces bilans volontaires sont souvent les plus utiles, parce qu'ils sont commandés pour décider et non pour se conformer.

Articulation

Le BEGES ne vit pas seul : quatre obligations partagent ses données.

Un bilan d'entité bien construit alimente les autres déclarations réglementaires au lieu de les doubler. Encore faut-il le dire honnêtement : les pages ci-dessous portent chacune leur propre offre, et nous ne prétendons pas ici avoir conduit ces missions.

Décret tertiaire et OPERAT

Les consommations d'énergie déclarées chaque année sur la plateforme OPERAT sont exactement la donnée d'entrée des émissions directes et indirectes liées à l'énergie d'un BEGES. Collecter deux fois la même donnée, à deux endroits, avec deux périmètres différents, est le meilleur moyen de produire deux chiffres qui se contredisent.

→ Décret tertiaire · → Déclaration OPERAT

Audit énergétique réglementaire

L'obligation d'audit énergétique quadriennale (article L. 233-1 du code de l'énergie, seuil de 2,75 GWh/an) porte sur la même entité que le BEGES, avec un plan d'actions chiffré lui aussi. Les deux exercices se nourrissent : l'audit détaille les gisements d'économie, le bilan les convertit en tonnes évitées.

→ Audit énergétique DDADUE · → ISO 50001

CSRD et ESRS E1

L'ESRS E1 exige un inventaire d'émissions scopes 1, 2 et 3 et un plan de transition aligné 1,5 °C, soit le contenu d'un BEGES, sous un autre formalisme et avec une assurance. L'article L. 229-25 prévoit d'ailleurs une dispense pour les entreprises dont le reporting de durabilité couvre leurs activités exercées en France : le BEGES n'est alors plus un livrable de plus, c'est la brique qui alimente le rapport.

→ ESRS E1 Changement climatique · → Pilier CSRD

Le carbone des opérations, dans le scope 3

Pour un promoteur, un bailleur ou un aménageur, les émissions des opérations construites sont un poste du scope 3, et c'est l'ACV de livraison, pas celle du permis, qui en donne la valeur juste. C'est le point de jonction des deux échelles de cette page : le bilan d'entité a besoin d'ACV fiables, et l'ACV a besoin du bilan pour être mise en perspective.

→ Clauses environnementales vérifiables

Notre référence à cette échelle : une administration publique, deux périmètres, un plan d'actions chiffré

En 2017, NOVACERT, aujourd'hui ARKEMEP, a participé, en groupement et comme co-titulaire, au bilan carbone d'entité de deux secteurs d'espaces verts et de sites paysagers de la Principauté de Monaco, avec restitution des résultats complets le 28 novembre 2017. Le travail réactualisait un bilan antérieur et comportait une évaluation carbone du plan d'actions, révisée jusqu'à un indice 2. C'est, à ce jour, la seule référence d'échelle organisationnelle de notre corpus vérifié : nous le disons plutôt que de laisser croire à une série.

Ce que cette mission illustre n'est pas un volume (55 et 18 tonnes eq. CO₂, c'est modeste), mais la rigueur qu'un petit périmètre exige. Le premier secteur affiche −35 % d'émissions, de 84 à 55 tonnes eq. CO₂, et simultanément +49 % de consommations d'énergie : les deux chiffres coexistent parce qu'une pépinière a été intégrée au périmètre alors qu'elle n'y était pas au bilan de référence. Les deux mouvements ont donc été tracés séparément : la suppression du fioul, qui est un gain réel, et l'élargissement du périmètre, qui est un artefact comptable. C'est exactement le piège du BEGES périodique : sans traçabilité du périmètre, la comparaison entre deux éditions ne veut rien dire.

Deux autres enseignements transposables. D'abord la séparation des postes pilotables et des postes structurels : la division par 6 des émissions liées aux intrants, portée par l'effondrement des commandes de produits chimiques, est directement décidable par le service, tandis que les déplacements deviennent premier poste malgré leur baisse : quand tout le reste diminue, la mobilité résiduelle prend mécaniquement le dessus. Sur le second périmètre, le fret domine, puis les immobilisations. Ensuite le fait que la valorisation des déchets a permis d'éviter 252 kg de CO₂, et que l'électricité du site était d'origine renouvelable : deux postes qu'un bilan grossier aurait simplement ratés. Le rapport relève enfin un faible niveau d'incertitude et un recours limité aux prorata : sur ce type de méthode, tout dépend de la qualité de la collecte.

Précision, parce que le mot est ambigu : le « concours » qui structure les émissions du second périmètre est un concours international de roses, analysé comme poste d'émissions. Ce n'est pas un concours de maîtrise d'œuvre remporté.

→ Le détail de cette mission, parmi nos travaux méthodologiques

Repères ACV RE2020

Les éléments structurants.

2 phases

Conception + exécution

L'ACV projet ≠ l'ACV livrée

2025·2028·2031

Paliers RE2020 Ic_construction

De plus en plus stricts

5-10 %

Marge sécurité conception

Calibrée pour absorber les aléas travaux

Base INIES

FDES de référence

Données environnementales produits

FAQ ACV carbone

Questions fréquentes.

L'ACV conception est celle produite au permis de construire à partir des matériaux et systèmes prescrits. Elle sert à démontrer le respect des seuils RE2020 pour l'autorisation. L'ACV livraison (aussi appelée ACV réalisée ou ACV de réception) est celle qui intègre les FDES des matériaux effectivement posés. C'est elle qui est opposable à la livraison, qui alimente les reportings carbone du MOA, et que les auditeurs CSRD consultent. Dans un projet sans suivi ACV, l'ACV livraison n'existe tout simplement pas, le projet est livré avec l'ACV du permis, qui n'a plus de valeur factuelle.
Non, pas directement. La RE2020 exige une attestation à la livraison qui peut être produite soit à partir de l'ACV du permis (avec risque), soit à partir d'une ACV actualisée. En pratique, beaucoup de MOA livrent avec l'ACV du permis et découvrent l'écart seulement si un contrôle intervient. Le suivi ACV est donc une démarche de réassurance contractuelle : il protège le MOA contre la non-conformité, les recours acquéreurs, la décote ESG. Avec l'arrivée de la Directive UE 2024/825 (allégations environnementales) et des obligations de commande publique 2026, la pression à documenter l'ACV livrée augmente rapidement.
Pour une opération de 3 000 à 10 000 m² SDP, le suivi d'ACV en phase travaux représente typiquement entre 8 000 et 25 000 € HT selon le nombre de lots à suivre, la durée des travaux, et le niveau d'ambition carbone. Ce coût est à comparer aux risques évités : non-conformité RE2020 (coût d'une reprise de lot), perte d'un label BBCA (impact commercial), recours acquéreur sur engagement environnemental (coût juridique + réputationnel). Dans la plupart des opérations, le ROI est largement favorable.
L'étude thermique RE2020 et l'ACV carbone sont imbriquées. Le moteur Th-BCE produit les consommations conventionnelles qui alimentent l'Ic_énergie. Les choix de l'enveloppe (isolant, menuiseries) impactent à la fois la thermique et l'Ic_construction. ARKEMEP produit les deux études en cohérence méthodologique, ce qui évite les incohérences qu'on voit quand thermicien et ACViste sont dans deux bureaux différents.
Oui, et elle doit être particulièrement rigoureuse. Le label BBCA (Bâtiment Bas Carbone) décerné par l'Association BBCA impose des seuils spécifiques sur Ic_construction, en dessous des seuils RE2020. Trois niveaux : Standard, Performance, Excellence. La labellisation exige une ACV détaillée par lot, un pourcentage minimum de matériaux biosourcés/réemploi, une analyse de la flexibilité du bâtiment. ARKEMEP accompagne les demandes BBCA du cadrage à l'obtention.
Ce sont deux exercices distincts, souvent confondus au moment du cadrage. L'ACV de bâtiment mesure l'empreinte d'un ouvrage en kg eqCO₂/m² SDP sur 50 ans, selon la RE2020 et les FDES de la base INIES : elle est déclenchée par un permis de construire. Le bilan carbone d'entité, ou BEGES, mesure les émissions annuelles d'une organisation en tonnes eq. CO₂ : sites, achats, fret, déplacements, déchets, immobilisations, usage des produits vendus. Il est déclenché par un seuil d'effectif (article L. 229-25 du code de l'environnement), un référentiel, un financeur, ou une décision volontaire. Autre méthode, autre périmètre, autre livrable, et surtout autre acheteur : une direction générale ou RSE plutôt qu'une maîtrise d'ouvrage. Une opération construite apparaît d'ailleurs dans le bilan d'entité de son promoteur, au titre des autres émissions indirectes.
L'article L. 229-25 du code de l'environnement vise les personnes morales de droit privé de plus de 500 salariés (plus de 250 en outre-mer), l'État, les collectivités de plus de 50 000 habitants et les autres personnes morales de droit public de plus de 250 agents. La périodicité est de quatre ans dans le privé, trois ans dans le public. Depuis le décret n° 2022-982, le bilan doit couvrir les émissions directes, les émissions indirectes liées à l'énergie et les autres émissions indirectes (le « scope 3 » n'est plus facultatif), et il est accompagné d'un plan de transition qui a remplacé l'ancien plan d'actions. Bilan et plan sont publiés sur la plateforme de l'ADEME. La loi industrie verte du 23 octobre 2023 a porté l'amende à 50 000 €, 100 000 € en cas de récidive (article L. 229-25-1). Les entreprises dont le reporting de durabilité couvre leurs activités exercées en France en sont dispensées.
Les prestations connexes du pôle énergie/thermique : étude thermique RE2020, simulation thermique dynamique (STD) pour le confort d'été, simulation énergétique dynamique (SED) pour le pilotage fin des consommations, Études de Faisabilité d'Approvisionnement en Énergie (EFAE) obligatoires pour certains seuils de surface, Étude Facteur Lumière Jour (FLJ) pour l'éclairement naturel. Toutes ces études sont produites par les mêmes ingénieurs, ce qui garantit la cohérence méthodologique du dossier.

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ACV bâtiment RE2020 - modules du cycle de vie
ModulePhase
A1-A3Production des matériaux
A4-A5Transport et chantier
B1-B7Exploitation, entretien, remplacement, énergie et eau
C1-C4Fin de vie (démolition, transport, traitement, élimination)
DBénéfices et charges au-delà du cycle de vie (réemploi, recyclage)
ACV - paramètres réglementaires RE2020
ParamètreValeur
Période d'étude de référence50 ans
Indicateurs carbone réglementairesIc,construction et Ic,énergie
Indicateurs environnementaux évaluésplus de 30 (NF EN 15804+A2)
MéthodeACV dynamique
RE2020 - indicateurs de résultat
IndicateurObjet
BbioBesoin bioclimatique (chauffage, refroidissement, éclairage), dimensionnant
CepConsommation d'énergie primaire totale
Cep,nrPart non renouvelable de la consommation d'énergie primaire
DHDegrés-heures, confort d'été (remplace la Tic)
Ic,constructionEmpreinte carbone des matériaux et du chantier (ACV)
Ic,énergieImpact carbone des consommations d'énergie en exploitation
RE2020 - paliers de renforcement des seuils carbone
PalierPériode
Jalon initial2022-2024
Jalon 20252025-2027
Jalon 20282028-2030
Jalon 20312031 et au-delà
BEGES réglementaire - assujettis, périodicité et sanctions (art. L. 229-25)
ParamètreValeur
Entreprises privées assujettiesPlus de 500 salariés (métropole) ; plus de 250 salariés en région ou département d'outre-mer
Personnes publiques assujettiesL'État ; régions, départements, communes et autres collectivités de plus de 50 000 habitants ; autres personnes morales de droit public de plus de 250 agents
Périodicité4 ans (personnes morales de droit privé) ; 3 ans (personnes morales de droit public)
Périmètre d'émissionsÉmissions directes, émissions indirectes liées à l'énergie ET autres émissions indirectes - le « scope 3 » est obligatoire depuis le décret n°2022-982
Livrable associéPlan de transition (objectifs, moyens et actions de réduction) - il a remplacé l'ancien plan d'actions
PublicationBilan et plan de transition mis à disposition du public sur la plateforme de l'ADEME
SanctionJusqu'à 50 000 EUR d'amende, 100 000 EUR en cas de récidive (art. L. 229-25-1)
DispenseEntreprises dont le reporting de durabilité (art. L. 232-6-3 / L. 233-28-4 du code de commerce) couvre les activités exercées en France
Cas des collectivitésLe bilan peut être intégré au plan climat-air-énergie territorial (art. L. 229-26)